Mais la nuit?

Aujourd'hui, j'ai publié quatre entrés les unes après les autres, d'une même situation. Tout se déchirait autour de moi. Je ne peux pas les distiller doucement, un à un, je demande pardon à ceux qui lisent mon blog. Lisez, quand vous voulez, quand vous pouvez, mais ce que je publie aujourd'hui sur le blog, appartient ensemble et je besoin de les mettre derrière moi aussi vite que possible en plus, ne pas m'y plonger encore une fois pour une période plus longue.

Une fois fini, après le weekend, l'horrible crise traversé, au moins dans le journal, je promets de revenir à "petits doses".
25 février 1960

Pourquoi mon bonheur ou mon malheur dépend tant du comportement de Sandou ? Que se passe-t-il? Je ne comprends pas, vraiment pas. Qu'est-ce que j’ai pu faire, comment ai-je pu le blesser autant, pour qu'il se comporte ainsi?

Va-t-il supporter vraiment de ne pas m’appeler jusqu’à samedi ? C'est vrai, il doit travailler, avec quoi s’occuper. Mais la nuit ? Maintenant, qu'on pourrait la passer ensemble : Il n'a pas le temps?

Je devrais être fâchée, même bouder, mais je suis surtout stupéfaite. Je ne comprends pas.


J'ai dû partir de la maison après le baffle de mon père.

Habitant chez mon amie, Alina, je ne comprenais pas pourquoi mon amant ne voulait pas passer dorénavant les nuits avec moi et qu'il ne voulait pas me voir "que samedi". C'était une période affreuse de ma vie, aussi à cause de maman, malade. Et un horrible docteur qui l'avait traité "pour qu'elle se lève" avec des piqures de l'eau dans les muscles qui sont horriblement douleureuses. L'année dernière j'ai trouvé dans un revue qu'on torturait avec cela les prisoniers politiques dans les hopitaux psychiatriques sovétiques pour les obliger changer d'attitude. Maman hurlait. Papa disait "c'est nécessaire". Je me réfugiais à l'autre bout de appartement, fermant les oreilles. Après la troisième fois j'ai dit seulement "fini"! Je n'admets plus. Cela ne sert à rien.

Ma pauvre maman ne pouvait se lever: elle avait un tumeur au cervaux qui lui pesait sur les nerf probablement. Le docteur était un brut et en plus, il a pris longtemps à s'en rendre compte de ce qui se passait vraiment.

Mon père était dans la main de sa maitresse, déchiré entre elle et sa famille, maman et moi. Furieux que j'aimais quelqu'un d'autre religion, nation, culture que lui, nous. Jaloux aussi, peut-être. Sandou ne se comportait plus comme avant avec moi, non plus.

C'est seulement mon amie, Alina, qui est restée tout le temps avec moi. Mais, bien sûr, mon départ de la maison n'a pas duré, puisqu'on a découvert pendant ce temps que maman était plus gravement malade et je suis rentrée aussitôt à la maison à la soigner. M'en occuper.

Rien de cela ne transparait dans mon journal d'alors. Trop lourd, probablement.

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