1 mars 2004

Enfin, 84 kg ! Quand arriverais-je à 74 ?

(2008 : je ne savais pas encore que je devrais attendre quatre ans !)

Hier j’étais trop fatiguée, ou lasse, pour nager plus de 400 mètres, mais je marche plus facilement et rapidement, et surtout, mon visage ovale et non plus rond est ressortie du graisse. Je me reconnais de nouveau.

Je laisse pousser mes cheveux argentés, juste quelques traces de blond reste ici ou là. Michel m’a fait une photo sans me flatter qui m’a pourtant enchantée : quels yeux chauds en le regardant ! Les petits poils sur la barbe, visibles en photo, je les ai arraché aussitôt arrivée à la maison, j’espère que mon front rouge ici ou là sera guéri par le nouveau dermato recommandé par l’ophtalmo.

J’ai des nouveau lunettes, plus forts, auxquelles je dois m’habituer : ils demandent lire de plus près, sinon, comme maintenant, l’écriture parait un peu flou.

Encore quelques jours, Tunisie ! Voyage !

Sinon, je me « cultive » et lis sur des appareils photo numériques : ils ont fait des progrès fantastiques depuis trois ans. La précision est ses possibilités ont augmenté et les prix baissés. Je vais me laisser tenter, mais d’abord, il faut être sûr ce que je veux. Déjà, je sais qu’une bonne objectif optique est important. Peut-être, cette fois-ci c’est moi qui imiterai Michel achetant celui Sony avec objectif Zeiss. Je ne regrette pas n’avoir acheté avant mon départ, en hâte. Enfin, j’espère je ne regretterai pas en revenant de Tunis. De toute façon, je n’achèterais pas de sitôt une autre, donc mieux vaut bien réfléchir avant.

16 II 2004

Je viens de me rendre compte que:

1. L'école Polytechnique ne m'a jamais avertie que j'étais exclue en écrit. Il a fallu que j'y vais regarder quel jour mon examen pour soutenir mon diplôme était programmé et constater que mon nom ne figurait pas sur aucun liste. C'est alors que finalement la secrétaire me dit: "Vous étiez exclue" et encore, après des nombreuse hésitations "comme ennemi du peuple."

2. On ne m'a pas donné de papier, ni averti. Seulement des années plus tard, difficilement, ai-je obtenu un certificat des années et matières et notes, et même là, on n'a ajouté qu'à la fin "mais elle n'a pas passé l'examen final et pas obtenu le diplôme" et cela sans justification de la cause.

3. Pour le travail, pareil. Les papiers de "cadre" me suivant de travail au travail que d'essais d'obtenir étaient secrets, on ne me l'a donné ou montré, mais c'étaient rédigés de façon qu'aucun chef d'entreprise d'état ou même coopératif n'aura pas osé me garder chez lui. "Je risque me faire éjecter, moi."

D'ailleurs, papa n'a pas eu non plus de papier pour ses sept mois qu'il était enfermé. Ni pendant qu'il était dans les caves de la Securitate, ni après lors séjour au prison. Au prison, comme il n'était pas là officiellement, ils n'avaient pas sa portion de repas comme pour les autres, les voleurs, et on lui donna un peu "pris des autres". Il m'avait raconté par la suite que jamais il n'eut autant faim que là. Même pas à l'internat, pendant le lycée, et pourtant ils n'étaient pas bien nourris là et les autres garçons avaient des saucisses apportés souvent par leur parents. Son père n'était pas "riche paysan", en plus, habitait loin, il voulu en plus que son fils apprend la dure vie. Il n'était pas tout à fait d'accord avec sa femme qui insistait à pousser son fils ainé, mon père, à faire des études.

Papa disparu tout simplement, au milieu d'un nuit, emporté par des gens sans uniforme et sans qu'ils nous montrent leur papiers. Mais ils avaient des armes. Ne nous disant non plus où va-t-on l'emporter. Plus tard, ne répondant pas à la question de maman "où est-il?" vit-il encore?

La première signe de vie nous l'avons eu six mois plus tard quand un type est venu demander un rechange de vêtements (pour le présenter devant un juge comme nous ne l'avons appris que plus tard), sans explications, et, de nouveau, sans nous dire où il était ni pourquoi on le détenait. Nous ne savions même pas si quelqu'un ne s'était pas décidé tout simplement de voler, soutirer des vêtements.

A ce moment-là, en Roumanie communiste, un simple paire de chaussures valaient déjà une mois de salaire.

Tout ce passait "sans traces".

Sinon, les traces dans l'âme, les traces sur les corps torturés, la santé et les nerf détruits. Et autrefois, même les vies humaines.

Au Canal de Delta de Danube, spécial pour destruction des vies humaines, on les enterrait dans la boue, certains sont revenus mais la plupart ont disparus à jamais. On y avait emporté là un connaissance d'origine allemand, szàsz, arrêté parce qu'il gênait un voisin. Il avait réussi par ruse, courageusement, envoyer une carte postale à sa femme, c'est ainsi qu'elle était venue dans la capitale, Bucarest, eux ils habitaient au village sous les Carpathes, pour intervenir, demandant de l'aide à ses anciens amis.

Anciens amis?

Qui osait bouger le petit doigt pour un disparu, condamné ou non?

Je me souviens que papa avait finalement réussi apprendre où il était, même lui n'avait pas réussi à faire davantage. Je me souviens, des reproches et amertume de cette épouse, soucieuse de son mari et de sa santé déjà pas trop bonne.

Je crois que finalement, elle avait réussi qu'on le met dans une autre équipe (plus ou moins dur?)

Autour de nous aussi, papa disparu, l'air c'était fait rare. Les peu des gens curageux ne nous ayant pas abandonné était d'autant plus précieux. Un copain de papa de Kolozsvàr (Cluj), quelques femmes des gens disparus en même temps que papa.

Mon exclusion du mouvement de jeunesse à cause de la disparition de papa s'était aussi passé sans papiers, mais en grand réunion de condamnation: on a trouvé des fautes fausses à me reprocher, on m'a demandé de faire un autocritique sur le champ et aussitôt "voté" mon exclusion par main levé.

Gare à celui ne levant pas la main, gare à celui n'applaudissant pas, ne criant pas des slogans lancés, n'allant pas manifester, etc.

Toujours le 15 février

Michel dit que je mets trop des verbes les uns après les autres. Pourtant on dit qu'un verbe fait une phrase; qu'il parle. A quoi sert quelquefois d'ajouter des sujets et d'adjectifs? Les verbes, une après l'autre se comprennent.

J'ai aussi marché 45 minutes et acheté neuf livres avec le prix d'un seul livre de poche aux puces du marché d'Argenteuil.

Récits gothiques. La vacance Romaine. Les carnets de Major Thomson. Un suspense de Simonin et un de Agatha Christy. Un Baron, imitation d'Arsin Lupin. Et encore?

La courte échelle, de Noëlle Châtelet, Un Konsalik avec trois récits et un Le Breton. Presque tous parus autour de 1960.

Continuation

Aujourd'hui j'ai nagé 600 mètres. Après 300 prête à abandonner, je me suis dit "encore cent Julie et ensuite c'était de plus en plus facile: il suffisait de passer le cap dur. Dans la vie aussi. Ne pas abandonner. Serrer les dents et continuer.

15. II dimanche

S. vient m'appeler. Elle aura bientôt un arrière-petit-enfant. Elle a 77 ans. Je ne sais pas pourquoi, je la croyais plus âgée.

Elle vient me raconter que son fils Don a divorcé de Dana deux ans après leur mariage à cause de Vasile, mon beau frère, ayant raconté à elle (S) puis aussi à son fils Don, sur la liaison entre Dona et Sandou. Pourquoi la famille s'est-il mêlé? Pourquoi s'est-il laissé influencer? La liaison a-t-elle continuée une fois mariée? Dana est mort avant atteindre ses 36 ans!

"Belle est gentille" me dit elle maintenant, et "nettement meilleure que sa deuxième femme, qui a divorcée, elle de lui." Ainsi va la vie. Entre autres, c'est elle qui a poussé son fils divorcer de sa première femme disant qu'elle était un putain.

Tout ses souvenirs, ses nouvelles, m'ont encore bouleversés.

Vasile a-t-il cru qu'il pourrait rafistoler notre famille? (En séparant son beau frère, mon mari dont je divorçais à l'époque de sa maitresse) Et ensuite, pourquoi Dana et Sandou ne se sont pas mariés, une fois libres tous les deux? Se sont-ils encore rencontrés? Qui sait...

Est-ce que la futur arrière grand mère sait pourquoi je n'aime pas son autre fils? Qui a failli me prendre de force? Avant, je le considérais comme un fils pourtant. Bon, passons.

(continue demain)

10 février, mardi

Bien sûr, le faux printemps, vrai espoir, n'a pas duré: cette nuit la température est tombée au dessous de zéro, le givre a recouverte mon gazon et le pare-bris de la voiture. Qu'arrivera aux fleurs ayant cru que le printemps était là? Une jonquille a rejoint les crocus et les autres poussent aussi, même les jacinthes ont sorti leur nez de la terre, sans toutefois fleurir encore.

L'espoir de court duré, cette fois. Il ne faut croire trop vite. Je n'y ai pas cru. J'espérais pourtant.

8 février 2004

Hier Stephanie m'a appelé d'Israel, ce qu'elle ne fait jamais, même de France: c'est moi qui appelle. Elle avait peur que quelque chose m'était arrivée. J'espère que cela n'était pas un pressentiment, comme avant que Jean tombe avec son embolie.

Elle m'a dit que ces jours-ci, toutes les mères entendent de leur fils "ne te mêle pas dans l'éducation de mes enfants." J'ai répondu que nous n'aurions osé dire pareil à notre mère et belle mère. Elle me répond: nous n'aurions même pas pensé.

Je suis moins sûre de "pensée" à travers des générations, des conflits de point de vue ont dû toujours exister. Et les vieilles femmes n'ont pas toujours étaient respectés, écoutés, suivies. Peut-être davantage craintes. Et encore, cela a dû dépendre...

Je je sais rien de maman, elle n'a pas vécu l'arrivé de ses petits enfants, mais j'ai respecté ma belle-mère.

Depuis la conversation avec Stéphanie, je me sens enfin mieux. Les amis de New York de Slava arrivent le douze, Stéphanie le 23 février. Les vacances scolaires commencent le 15. Je ne vois comment puis-je partir avant.

Mes petits enfants ont regardés fascinés la Casse Noisette que je leur ai offerte, et se sont couchés comme des petites anges hier soir. Au moins sur eux, j'ai de plus en plus d'autorité tranquille. Nous nous entendons de mieux en mieux, s'écoutant et essayant satisfaire, tant qu'on peut. Négociant.

Sans avoir trop envie de sortir, je vais nager maintenant. Dimanche, la piscine ouvre à huit le matin.

7/02/04

Un petit dépression, ça passera. Je mange trop depuis deux jours. Même les demi tranquillisants ne m'aident plus. Je le sens dans tout mon corps.

Finalement, je n'irai pas à la réunion de Paris. Je lis. J'irai nager. Je ne suis plus allée depuis dimanche.

Rien ne parait plus aller, pas seulement autour de moi, mais ma fille vient m'appeler: ils ne viendront pas cette année comme c'était prévu. Menace des terroristes sur les avions, les cauchemars de Thomas, les ont décidé à le mettre pour une autre fois. Elle m'a proposé de payer mon voyage - si je veux être avec eux pour mes 70-ème anniversaire. Pourtant, les enfants étaient excités à l'idée de venir avec moi, chez moi, un à la fois "comme autrefois, chez eux j'allais me promener avec un à la fois." Et HM n'a pas donné une date à une prochaine rencontre. Et MB a préféré que je viens, moi chez eux, lundi. Et... tout cela ne justifie pas, ni le fait qu'il n'y a pas de l'encre photo jaune à Argenteuil et je ne peux pas imprimer pour le moment en couleur.

J'ai envie de sauter dehors ma peau. Jeudi, j'ai marché une heure et demie, mais hier je n'ai pas bougé, autre qu'aller chercher les enfants à la place de mon fils. Ils ont bien mangé chez moi. "Non, pas ça le soir!" "Non, c'est trop." etc.

J'ai envie d'aller quelque part.
Voyager.
Partir où?
Ma 70e année doit être mémorable.

Mais j'ai seulement envie de manger, manger et lire - et me cacher sous l'édredon.

Peut-être, j'irai voir ma tante. Je pensais aussi à Seville, à Madrid, au Maroc, ou tout autre lieu où il fait beau, tiède. Changer des idées. Prendre un bol d'air. Comme il y a deux ans, le voyage à Amsterdam: m'a faut du bien. Aller à Cork? Il doit faire froid là, maintenant. A Londres aussi. Peut-être, j'irai à la gare ou l'aéroport et prendrai un train ou un avion sans préparation. Avec très peu des bagages et le carte Visa. Juste quelques euros à échanger.

Rêver.
Découvrir.

J'aurais dû aller à la réunion, entre gens, et même cela ne j'ai pas eu le courage. A la place, je rêve aux voyages.

Ici, on peut se débrouiller une ou deux semaines sans moi. Volens, nolens. Comme ils m'ont affirmé, c'est eux les parents, je suis seulement grand-mère.

Attends un peu pour que le médicament fait son effet. Ai-je simplement attrapé le virus de ma petite fille? Je tremble, frissonne, comme elle, mais je n'ai pas du fièvre. Hier, j'ai eu trop chaude, puis trop froide.

4 février 2004

La semaine dernière la neige recouvrai mon gazon et il gelait tellement qu'un jour j'avais peur de conduire sur le verlas et mon fils est venu me chercher pour que je puisse être avec Gaby fièvreuse. Depuis trois jours, le termomètre oscile entre 14 et 17 degrés à l'ombre, dans mon jardin.

Un dégel. Un faux printemps. Faux?

Les crocus bleus lilas et jaunes de mon petit jardon ont sorti leur tête.

Un dégel? Vrai? J'espère que cela est général.

Et pour moi? Qu'appportera ce printemps?

Je dois sortir, bouger davantage. Dimanche, j'ai nagé 600 mètres, c'est bien, mais trop sporadique et ni hier ni avant hier je n'ai pas marché assez longtemps.

J'ai lu deux bons livres, j'ai travaillé. Le tout, surtout assise. Et léché mes blessures. () Reproches, que je fais trop d'observations de l'éducation de mes petits enfants. Que j'en ai fait trop la semaine que je me suis occupée de ma petite fille. Je n'ai eu avec moi aucun tranquilisant, et sur le moment, une fureur m'a envahi. Ensuite, nous avons mangé de la crêpe en famille. Arrivée à la maison, j'ai pris de mepromate et j'ai réussi à m'endormir. Depuis, je me sens épuisée.

Fatiguée de quoi? De ma fureur passée? Des nuits mal dormis? Je ne crois pas qu'elle est dû aux métres nagés, tranquillement. Je suis sortie, malgré tout pour admirer mes crocus, de quatre, maintenant déjà douze! et aussi découvrir celles de mes voisins de numéro 18, et même, acheter quelques fruits pour m'obliger d'aller plus loin.

Madame Filipetto est revenue de sa soeur en mauvais état, fatiguée et grossie. Hier, c'était l'anniversaire de l'enterrement de son fils et la semaine prochaine ils signeront la vent de sa maison; Il y a juste un an et cela me parait si loin! Elle est venu chez moi, n'arrive plus à téléphoner seule de chez elle, puis je suis allée la visiter et boire un café et finalement, acceptée qu'elle m'offre un tranche de pain.

"Je ne crois pas que je passerai l'année" était encore moins déchirant que "Je n'ai pas eu de poupée dans mon enfance, pourtant, ma maraine m'en avait offerte une très belle avec une jolie robe et des cheuveux et les yeux s'ouvrant et se fermant. Mais ma mère avait peur que je l'abîme et l'a mise de côté. Ensuite, elle l'a offerte à la fille d'une cousine." Quelle douleur et nostalgie sortant après plus de 80 années!

"Je n'ai plus aucun papier, ma soeur a tout prise. Elle arrache aussi les timbres. Pris le termomètre que j'avais sur le mur." Puis elle ajouta: "vrai, je n'arrive plus à lire". C'est pour cela que sa soeur a pris aussi son chequier et ne lui laisse plus que le minimum d'argent? C'est presque comme dans la pièce "Jeux des dames" où la femme des oeuvres portait du poireaux chez les vieux et leur prenait les sous "pour qu'ils ne le dépensent pas aux sucreries, mauvais pour eux.

Ne pas avoir le droit à jouer avec la seule poupée qu'elle avait jamais reçu, serait au passé, mais il y a trois ans j'ai eu des enfants me racontant que leur mère cacha le livre reçu au dessus l'armoire pour qu'ils ne le salissent pas, ne le déchirent pas. Ils ne pouvaient non plus le feuilleter, le regarder comme font mes petits enfants. Et cela se passaient dans le banlieu parisien, dans le présent et non pas dans les montagnes près de la frontière entre la France et l'Italie, il y a 90 ans.

Mes enfants éduquent bien leurs enfants, et j'ai vraiment peu des choses "à dire", mais se voir interdire d'aérer ce qui est en nous, ce qui nous pèse est fatiguant. Se sentir, comme une des victimes de la guerre. Est-ce la raison de ma fatigue, maintenant? Ou le rencontre avec MH et ma discussion avec lui? Espérences décus? Qu'avais-je espéré? Quelqu'un d'autre avec qui discuter, échanger. De temps en temps, sortir de mon trou.

Bon, je me mets à lire la suite de "TOI", plus je lis, plus je déteste son auteur. Comme une autobiographie, écrite pour accuser l'autre peut être revelateur!

Que dit mon journal de moi?

Poèmes, traductions

J'ai acheté hier Adi Entrö, des vers hongrois et vis à vis des traductions français. Il est un des poètes hongrois le plus difficile à traduire, tout ou presque est dans les sons chez lui.

Oui, ça sonne merveilleusement bien en Hongrois, mais quelle tristesse, pessimisme et spleen!

Il écrivait à Paris, auto exilé, enfuis pour se rapprocher de sa maîtresse mariée. "Sa muse, Léda". A qui, d'après ses propres dire, n'était même pas fidèle. Sauf, dans l'esprit.

Ses vers-ci, maman l'avait cité tant de fois, pensant que c'était dites de son mari.

"Csokjaimat szedtem, vettem,
Hiven sohase szerettem.

Ha esküdtem s majd meghaltam:
Legjobb asszonyom megcsaltam."

En traduction rapide:
Mes baisers, je les cueillais, jetais,
Je n'ai jamais fidèlement aimé.
Quand j'ai fait des serments prête à mourir,
Ma meilleure femme je l'ai trompé.

et puis aussi:
Quand j'offris mon corps et âme
Je cherchais mais rien trouvé

Mes baisers j'ai cueillais, achetais,
Fidèlement, jamais aimé.

Et encore:
Mots chauds, baisers hasardeux
Et des instants
Pour lesquels vivre valait
Tant que je suis
Souvenez-vous de moi.

Sonne horrible en français, pourtant en hongrois...
"De, jaj, nem tudok igy maradni,
Szeretném magam megmutatni,
Hogy làtva làssanak,
Hogy làtva làssanak."
(technique de l'incantation?)
"Mais hélas, je ne peux rester ainsi,
Je voudrais me montrer,
Pour qu'on me voit
Pour qu'on me VOIT"
ou alors
"Hélas, je ne sais pas rester lointain,
Je voudrais tellement me montrer,
Pour qu'on me voit vraiment
Pour qu'on me voit vraiment"

Traduit par Armand Robin ainsi:
"Hélas, je ne sais pas ainsi rester,
J'ai envie que mon être soi manifesté,
Pour que me voit que voit
Que me voit que voit."
Encore pire, d'après moi.

Puis il dit quelque part: tout vient de là, j'aimerai qu'on m'aime, Pàskàndi Geza au dû s'en inspirer, il avait ajouté en plus "j'aimerai qu'on m'aime comme m'a mère m'aimait"

"Je sais déjà, juste ces vingt quatre heures,
Après aujourd'hui, pire ne m'arrivera pas
Mais le maintenant s'allonge de plus en plus"

"Bien que blanche comme neige
Je me soulerai, je te salirai
Vainement tu me tente virginale.

Je t'ordonnerai devant moi
Ton ombre de blanc drapé
De mon âme je te réveillerai

En vain flotteras-tu tremblant, peureuse
Je t'éclabousserai avec mon encre
Avec sang, avec des larmes et l'amertume.

Tu trembles vainement, vainement:
Je te tacherai de soupçons et d'accusations,
Te flagellerai avec furieux ortilles.

Puis dans l'air flottant triste et amourseuse
Je rirai de ton ombre vagabondant
Je soufflerai vers elle: va-t-en, je te renvois."
(ma traduction)