Quelques images de l'époque

Come in!
Jardin feu mme Filipetto

Pianist in Aix main street
Aix les Bains, après la conférence Autobiography

Aix-076

The cherries of my garden
cerises et ce qu'ils signifiaient pour moi: la vie des familles...

pris le 16 juillet 2004
Study of light in the bed

18 juillet 2004 La valise est bouclée

La valise est bouclée, le pavillon en ordre (mon ordre), les volets fermés: Alea Jacta est. Dans deux heures, je pars en voyage à l'autre bout de l'Atlantique.

Cette nuit, et ce matin encore j'ai eu mal au bras gauche, pourvu que je ne reçois une attaque au coeur bientôt. j'ai une telle appétit de vie!

je me suis réconciliée avec mon âge, mon visage et je ne m'en occupe plus, trop. J'ai eu 82,7 ce matin, sur la bonne balance nouvelle, et je compte descendre même si pas à la vitesse de mon fils. Je vais me promener, nager, bouger. Mais je me regarderai moins dans le miroir et j'ai fait assez des photos autoportraits sous tous les coutures.

Le rougeur sur mon front c'est légèrement amélioré, mais je peux aussi le couvrir avec des cheveux, les boutons sont là, j'ai appris à retoucher les plus grands dans l'ordinateur, hélas, en réalité c'est plus compliqué. J'ai toujours le "basal cell canceroma" apparaissant de temps en temps, mais je vis avec depuis plus de trente ans. Mes os sont fragiles, mais mon colonne vertebrale tient encore et je ne fais qu'un centimetre de moins qu'à trente ans.

Je vais dans mes 71 ans, et alors?

Cet automne je prendrais une atelier d'écriture ou deux, une classe de photo documentation, je continuerai d'écrire et prendre des photos -si la providence me le permet. Bouger, m'activer.

Je n'arrive pas à croire, pourtant après le compteur de mon appareil Sony, j'aurais fait plus de 4000, quatre mille! photos depuis début avril. Sur l'écran, elles sont magnifques, la plupart au moins, et finalement, aussi autobiographiques que l'écriture: elles montrent ma vision du monde, la vie autour de moi. Par où j'étais, ce que j'ai vécu.

En mars, faire 36 images par semaine me paraissait énorme, faire développer une pellicule par classe photo. Si je peux croire à l'appareil, je prends maintenant (même si je ne les mets pas sur papier) 260 images par semaine! Est-ce possible?

Peut-être bien l'appareil se trompe quand même.

C'est pourtant vrai que j'ai commencé à en prendre beaucoup et en conséquence, comme la pratique aide à s'améliorer, elles deviennent plus intéressantes.

Au moins, dans mes yeux.

J'ai dépassé la stade "maison" et "mon jardin puis ma ville", même si j'en fais encore de temps en temps de ma belle secrétaire et les fleurs du moment dans mon jardin, maintenant les bignones. Je viens aussi à dépasser la série "parties de mon corps" et j'ai prise aussi des villes par où j'étais.

Des interactions, les actions des divers gens, les angles et portrait s'ils veulent bien et que je trouve une visage pleine de caractère ou une détail saisissante. Mais aussi la clôture, fermé ou ouverte et la cerisier, les objets simples.

J'ai découverte aussi, que pendant qu'une fleur de près et intéressante, j'ai même attrapé une petite mouche sur l'un d'eux, une champs d'image donne aussi une image impressionniste belle et intéressante à manipuler.

Lentement, je découvre des nouvelles possibilités des logiciels en me servant des bonnes livres et la pratique. C'est fou tout ce qu'on peut faire d'une seule image prise!

(a continuer)

15 juillet 2004

Il n'est que cinq heures moins vingt, trop tôt pour se réveiller, mais comme je n'arrive plus à dormir...

Les photographies prises "point avec la lumière" et les couleurs des fleurs, puis maintenant pouvant les modifier avec Photoshop ou d'autres logiciels, c'est enivrant tout ce qu'on peut faire, presque trop. D'une seule photo prise, on peut faire des innombrable variations, tous donnant une atmosphère ou message différente, d'un autre style. Combinée avec les retouches, filtres, c'est fou tout ce qu'on peut obtenir.

Je devrais m'arrêter, exploiter mes images déjà prises, je n'arrives pas. (2009: toujours pas) Et souvent, en sortant avec une intention, je prends finalement autre chose et reviens avec quelque chose inattendue.

Le treize le soir, je me suis essayé aux feux d'artifices, avec une résultat lamentable, mais le photo du monsieur, le vieux noir, près de moi, est remarquable, et aussi celles des fleurs dans la nuit prise avec flash. Hier, je suis sortie pour les poids de senteur déséchés sur la clôture de feu madame Filipetto et je suis revenue avec des images des petites fleurs rouges longant le mur que l'autre voisin a dû planter. Elles m'offrent un tableau impressionniste, autant qu'une seule fleur peut être belle, autant qu'un champ enchante aussi.

Je ne vois pas assez bien avec l'appareil quand je les prends, mais souvent à cause de cela j'ai des bonnes surprises. Et puis, c'est une occasion de regarder davantage le monde autour de moi.

En plus, ce qui ne sort pas bien, ou tel que je le désirais, je l'efface ou modifie profondément.

Oui, peinture avec la lumière, de soleil ou les lumières artificielles de la nuit et même des fois du flash. Je ne réfléchis encore (vais-je jamais?) assez: la passion m'aveugle souvent et me pousse en avant. Mais l'instinct, l'expérience aidant, les expérimentations et conditions variées, je m'améliore, c'est à dire les images prises deviennent meilleures avec le temps.

Je fais plus des photos de la nature qu'avant, comme à chaque clic je ne dois pas penser combien cela me coûtera, en plus, je vois presque aussitôt le résultat. Mais aussi parce que l'ancienne appareil m'offrait mieux les distances, par contre celui-ci excelle en près et macros, me permet de prendre aussi le poids de senteur à ses débuts, son zénith et ses grains séchés ensuite. Nous changeons, la nature se modifie plus vite encore.

Maintenant que j'ai pris mon secrétaire, mes vases, à tous les coutures, et moi avec différentes facettes, je peux me concentrer de plus en plus à la nature et les gens rencontrés.

Pour moi, la photographie n'est pas "c'est ainsi", puisque je me suis déjà prouvé que selon le regard, l'angle, la lumière, la disposition, etc. on donne une aspect très différent - tant de moi que des autres ou les choses. C'est mon regard vers le monde.

Même si j'en écrivais pas, je l'avais déjà avant, mais pas tant que ça. Finalement, je crois que mon petit appareil numérique acheté il y seulement quelques mois, avant Pâques, m'a transformée, ayant eu un fort impact sur moi et ma vie.

Vais-je pouvoir transmettre un peu de ma passion à Alex, Tom, Henry ou l'un d'eux? On verra.

13 juillet 2004

Pendant que j'entrais dans ma première journée de mes soixante dix ans, mon cousin, Thomas, était opéré à Budapest de cancer de poumon. J'espère vraiment, que mon fils arrêtera de fumer bientôt. Il a réussi à maigrir à 75 kg, mais dit qu'il ne s'arrêtera pas avant qu'il arrive à 70.

J'ai dîné hier soir chez eux, ma belle-fille a préparé une bonne salade et d'extra pommes de terres à vapeur avec poisson.

Agnès a appelé aussi, je me prépare d'y aller, mais en même temps, je crains mon train train et perdre ma tranquillité habituelle. Que faire? Non, je ne prendrai pas mon ordinateur! J'emporterai des CD, très peu des photos sur papier, et toi, mon cher journal "de bord" tu deviendra aussi mon journal de voyage.

12 juillet 2004 : 70 ans

OK. Depuis ce matin, les sept décennies se sont passées, derrière moi, et je suis dès l'aube devenue jeune: une jeune septuagénaire. Je n'ai qu'un jour, la première de mes 70 ans.

Nous avons passé la journée de hier à Disnayland, mes photos, dont je doutais à cause de l'écran mal éclairé ont réussi magnifiquement. Le soir, les regarder sur l'écran de mon propre PC c'était une joie.

Aujourd'hui j'écrirai en différentes langues (ceci était en hongrois), comment il arrive. Hélas, il n'arrive plus naturellement en hongrois.

Je me suis acheté hier des abricots, me rappelant des premières abricots primeurs que maman mettait près de mon lit pendant que je dormais pendant mon adolescence, la joie de les trouver là, avec le cadeau à mon réveil à chaque anniversaire. J'ai mangé ce matin, il est 5h et demi, mais je me suis rendu compte que je n'ai pas besoin. Des anciennes traditions. Avec mes 70, je peux commencer des nouvelles. Comme écrire, dès l'aube, dans mon journal, discuter avec toi, mettre noir sur blanc (cassé) mes réflexions ou pensés, tel qu'ils arrivent.

Et en français, quoique maladroitement, ils arrivent plus fluides qu'en hongrois.

Je peux écrire aussi en roumain (écrit en roumain), mais pourquoi? Je dois penser davantage ainsi que dire ou comment, pas moins.

Et si j'écrirais en anglais (dis-je dans ce langue)? Les mots arrivent, mais j'en connais moins, pour écrire, même si je lis plus en anglais qu'en n'importe quelle langue.

Non! Décidément, ça restera en français. Mon français.
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Dans une semaine, je me réveillerai déjà à Washington, près de mes petits-enfants. J'ai quelques jours à réfléchir sur ce que je prends avec moi. Quoi oui, quoi non. Ce cahier, l'appareil photo Sony, oui. Mais l'ordinateur? Le Nikon? bon, je ne dois pas décider aujourd'hui.

Ce soir je serai avec Gaby et David, je leur montrerai les photos prises à Disneyland, ce sera ma fête d'anniversaire.

10 juillet 2004

Comme on dirait-on 'les dés sont jetés' et je viens d'acheter mon billet. 200 euros moins qu'on me le proposait pour tout suite, 200 euros de plus que j'aurais eu si j'attendais encore un mois. Cela me fera six semaines en USA, n'est-ce pas trop longue? Deux avec les enfants et ma fille, au début, deux semaines seule ici ou là, puis encore deux probablement avec toute la famille.

Je dois aussi retrouver l'adresse de B.

Le courage m'es venu avec mon Sony retourné, même pas si avec tout, au moins la partition D n'a pas été touché. Par contre, j'ai l'impression qu'on ne m'a sauvegardé tout ou même rien avant. Nous verrons.

J'ai passé huit heures à remettre les programmes, et encore pas tous, établir le lien Internet, acheter mon billet. Tous mes images sont sauves, mais pas tous mes textes. Enfin, je verrai.

Ne pas compter sur autre que moi! (Quand je vais finalement l'apprendre?)

Demain, Disnayland avec la famille d'ici, s'il ne pleut pas trop.

Il y a longtemps que je n'étais pas si fatiguée que ce soir, tremblante! Mais très heureuse de l'Internet retrouvé, le billet d'avion acheté, le voyage décidé qui est devant moi. En revenant, le quatre, j'ai tout mon temps à préparer l'automne qui arrive et même une semaine à préparer mon départ.

J'aime les Etats Unis et m'offrir une chambre, un lit, n'est pas trop dur pour ma fille, ou les garçons. Seule, peut-être je connaîtras de nouveau gens, personnes. Sinon, je verras des contrées nouvelles, revisiterais d'anciennes aimées.

J'ai plein des plans, à voir.

Quelque chose se réalisera.

Même si pas à quoi je songe maintenant, pas exactement. Depuis trois jours, du bruit de musique des voisins. J'espère jusqu'au retour il aura changé d'amie et trouvé une plus tranquille, pour le soir au moins§. Ce n'est pas fort, mais la maison vibre, j'adore la tranquillité - quand c'est possible. Il est dix heures, pas assez? Leurs voix ne me dérangent pas, leurs musique, oui. Il était tellement silencieux jusque maintenant!

Bien, pensons a quelque chose du bien. J'ai retrouvé mon ordinateur et mes programmes et relativement vite, je les mets à jour. La première fois, c'était plus d'un mois et je n'ai travaillé maintenant que huit heures. Le reste, avant mon départ ou même, au retour.

9 juillet 2004

Je voudrais tant que le 12 soit derrière moi, j'entre dans mon 71e année et je serai loin de mes 80 (si jamais), 'jeune 70arde'. Encore trois jours.

Je suis descendue au-dessous de 80 kgs, toute juste, trois de plus sur la nouvelle pèse machin. Pas comme je l'espérais mais pas si mal non plus. 13 ou 14 moins qu'en novembre dernière. Des rides en plus, bien sûr.

Il pleut dehors, sous 20 degrés je me suis mise finalement un pull. Même avec le conférence intéressante de hier, mon moral n'est pas monté. Mes chevilles me heurtent.

Quand aller en Amérique?

"Quand tu veux" diront mes enfants.

Quand je veux?

Un moment, demain, puis au milieu août. Ou en décembre. Bouger, j'en rêve quelquefois. Sinon, c'est bien à chaud, dans mon lit. Lire, écrire. Me réfugier, loin d'aujourd'hui. Loin de mon visage, loin de mes rides. Loin de mon âge.

"T'es jeune, t'as que soixante-dix" me dit ma tante.

Ouais, je n'ai aps ses 95, c'est vrai. Mais... quelquefois, les 70 me pèsent, tant dehors que dedans. Ca passera aussi. Comment?

6 juillet 2004

Quelques part, j'ai perdu le courage de partir, l'envie de m'en aller, me lancer à la découverte de l'Ireland (ou un autre région du globe). Quand? Où? Pourquoi?

Je n'ai plus envie de nager, je suis lasse même de me promener. Que m'arrive-t-il?

Et les pensés qui me sont arrivées après avoir fini la traduction des lettres sont devenues grises. Deborah a réussi prendre l'argent de loyer, puis vendre mon petit appartement (le seul que j'ai jamais eu pour un temps court) et même prendre l'argent de la vente - et mon père a laissé faire. Moi aussi. J'ai perdu aussi, en réalité, l'appartement hérité que mon père m'avait donné pourtant des années avant son déces, et finalement, j'ai (en utilisation) cette pavillon acheté par Sandou. Je trouve justice et il serait lui aussi de me savoir ici.

Il faudra faire quelque chose pour que le courage me revienne. L'envie de faire, d'agir. La passion.

Je voudrais m'offrir quelque chose pour ce 12 juillet spécial de mes 70 ans, mais quoi? Je me sens comme un chien battu, bas. Et, hélas, les lectures chez WISE sont brefs et pas génieux, au moins jugeant par celle de ce midi.

Je me réveille à deux ou trois au milieu de la nuit, lis, puis le soir je m'endors trop tôt de nouveau. D'où vient ce déprime? Les fantômes enfuis me hantent? Il aurait mieux valu les laisser dormir? Ou alors peut-on les 'exorciser'?

En fait, à chaque fois que j'ai (dû) laissé derrière moi des choses à lesquelles je tenais, regrettais, c'était pour aller en avant. J'y est trouvé plus, mieux, enrichissant ainsi ma vie.

Alors, Julie, la tête haute et pas trop de regrets!

Je me sens si seule d'un coup.

Désabusée.

Cela passera.

Comment?

Je trouverai un herbe à quoi m'accrocher et grimper, de nouveau, encore.

Divers personnalités, 5 juillet encore

Traduire mes lettres d'il y a 41 ans m'a rappelé une Julie oubliée et m'a apporté un peu de sa flagrance. Je viens me teinter les cheveux châtains, mettre du vernis rose ocre, comme alors j'avais. Et un peu, me sentir de nouveau dans le peau de cette jeune femme de 29 ans. Que des choses dans ces soixante dix pages, ces lettres!

J'ai l'impression qu'on voit mieux mes divers personnalités à travers les lettres qu'à travers mon journal, le contexte transparaît aussi mieux. Ce qui me manquait, je pourrais commencer maintenant le volume "Traversé des rivières turbulents" avec ce texte.

Maintenant, je peux imprimer l'autre, l'oublier (momentanément) et m'attaquer à celle-ci. Oui, on laisse l'ancien quand le nouveau texte nous passionne.

Deux ans avant ou trois ans, puis encore deux, sept ans d mariage heureuse ce n'est pas rien finalement! enfin, avec le "avant" ensemble, mias plein de bonheur à me savoir (me croire) aimée.

J'avais presque oubliée. C'était recouverte par les autres années et événements qui ont suivis. Il m'aimait, à sa façon.

Au moins, quand il n'était pas tout à fait aveuglé par une femme beaucoup plus jeune que nous, l'admirant davantage ou faisant semblant. Il m'a aimé finalement plus et mieux que François. Et moi?

J'ai eu des moments de bonheur avec les deux. Même avec Paul. Les moments qui restent en moi, ressurgissent de temps en temps.

5 juillet, "bientôt 70 ans"

A 60 ans, je me suis laissée faire bêtement, on m'a arraché les quatre dents d'en haut, devant, sous le prétextes qu'ils étaient fragiles, et ensuite, non seulement de découvrir que dorénavant, avec les dents de remplacements, encore plus fragiles je ne pouvais plus mordre dans une pomme, mais qu'ils étaient mal mise en plus. Très très chers, j'ai mis toutes mes économies dedans, et en quelques années il a fallu remplacer toutes les quatre dents "moins fragiles" mises ayant tombés!

Je me sentais plus moche et plus vieille à soixante ans qu'aujourd'hui, dix ans plus tard!

Etait-ce dû aux regards de mes enfants? Au regard de mon mari plutôt! Etait-ce son regard vers moi ou celui vers d'autres femmes plus jeunes? N'importe. Il n'y a plus que le regard de mon petit appareil photo, du soleil au pénombre, lumière de jour ou abajour, pour me dire "t'es pas si mal que ça à 70 ans§." Et la croyant, je me sens vieillir un peu moins.

Bien qu'elle me montre aussi des rides, rougeurs, poils oubliés, ici ou là un menton trop gras encore, un sein ne pointant plus comme avant, des yeux des fois désabusés. Cela ne dure pas. Reprenant courage par la suite, je regarde de nouveau vers haut, comme dans ma jeunesse.

Quoi, ma jeunesse?

Ben oui. Je ne suis pas encore tout à fait ratata, mais jeune je ne suis plus qu'à l'intérieur, profondément, en mon âme et coeur.

Mais, reconnais-le, t'es aussi moins en moins "adulte" sinon, tu ne prendrais pas de toi des images à tous les coutures! Tu joues comme une enfant, n'est-ce pas "vieillir et retomber en esprit d'enfant?" N'est-ce pas justement une signe de l'âge qui passe, arrive, s'enfuit.

Bientôt. Du dernier goût qu'en veut encore en attraper.